Bonjour à toutes et à tous,

J’ai le plaisir de vous inviter à la soutenance de ma thèse en didactique des mathématiques intitulée :
« Etude de la transposition didactique du concept d’idéal : écologie des savoirs et problématique de l’entrée dans la pensée structuraliste, en France et en Suisse » dirigée par M. Thomas Hausberger et préparée au sein de l’équipe DEMa de l’Institut Montpelliérain Alexander Grothendieck (Université de Montpellier).

La soutenance se tiendra le lundi mardi 8 décembre à 15h00 en visioconférence. Si vous êtes intéressé-e à participer merci de demander le lien par mail à l’adresse julie.candy@hepvs.ch

Le jury sera constitué par :
• Mme Marianna Bosch, FullProfessor, Université Ramon Lull, Espagne, Rapporteure.
• M. Jean-Luc Dorier, FullProfessor, Université de Genève, Suisse, Examinateur.
• Mme Viviane Durand-Guerrier,Professeure Emérite, Université de Montpellier, France, Examinatrice.
• Mme Ghislaine Gueudet,Professeure des Universités, INSPE de Bretagne, France, Examinatrice.
• M. Thomas Hausberger,Maître de conférences-HDR, Université de Montpellier, France, Directeur de thèse.
• M. Carl Winsløw, Full professor, Université de Copenhague,Danemark, Rapporteur.
• Mme Floriane Wozniak,Professeure des Universités, INSPE Toulouse Occitanie-Pyrénées, France, Examinatrice

Résumé :
Cette thèse s’inscrit dans le champ de la didactique des mathématiques universitaires et a pour but l’étude de la transposition didactique du concept d’idéal. Ce concept mathématiques est enseigné en algèbre abstraite au niveau du Bachelor (la Licence en France). Son enseignement coïncide avec l’entrée dans l’algèbre structuraliste pour les étudiant-es, laquelle s’accompagne d’importantes difficultés dans les apprentissages. Cette étude, menée entre la France et la Suisse dans des institutions de niveau Bachelor, a ainsi pour objectif d’étudier l’enseignement de ce concept et, à travers celui-ci, la manière dont l’entrée dans l’algèbre structuraliste est prise en charge par les institutions et leurs professeur-es. Pour ce faire, nous avons d’abord conduit une analyse épistémologique mettant en lumière le rôle de ce concept dans la construction de l’algèbre structuraliste, en lien avec son caractère formalisateur, unificateur, généralisateur et simplificateur. Nous avons ensuite choisi d’entreprendre des études de cas couvrant les différentes institutions que traverse l’étudiant-e, dans son apprentissage du concept d’idéal. Notre corpus de données est ainsi constitué du matériel pédagogique et des interviews de neuf professeurs : deux enseignants en classes préparatoires aux grandes écoles en France, deux en deuxième année de licence en France, trois en troisième année de licence en France et deux en première et deuxième année de Bachelor en Suisse. Pour mener nos analyses, nous nous plaçons dans le cadre de la théorie anthropologique du didactique. L’analyse des interviews permet de caractériser les rapports personnels des enseignants au regard des différents rapports institutionnels auxquels ils sont soumis et des caractéristiques épistémologiques du concept. Ces analyses nous permettent également d’obtenir des descriptions des processus de transposition didactique (externes et internes) ainsi que des contraintes qui pèsent sur ces derniers, classifiées selon les différents niveaux de l’échelle de codétermination didactique. L’effet de ces contraintes sur le développement des organisations mathématiques et didactiques est étudié grâce à des analyses praxéologiques mobilisant la notion de praxéologie structuraliste introduite par Hausberger (2018), conjointement avec d’autres outils (dialectique objets-structures, niveaux structuralistes et transitions de type 1 et 2). Ces dernières mènent à la construction de modèles praxéologiques de référence par enseignant et par institution. Ces modèles nous permettent la comparaison des choix de transposition didactique en lien avec la problématique de l’entrée dans l’algèbre structuraliste, la caractérisation de l’écologie des organisations mathématiques que nous nous efforcerons de mettre en relation avec les contraintes relevées, enfin l’étude des transitions entre les différentes institutions.