Chers et chères collègues,
J’ai le regret de vous annoncer le décès de Sidi Békaye Sokona du département de Mathématiques de l’École Normale Supérieure de Bamako (Mali). Après sa thèse en Didactique des Mathématiques à Grenoble, il a consacré toute sa vie à la recherche et la formation des enseignants au Mali. Sokona et moi avions suivi presque le même cursus de formation (école normale Secondaire de Bamako, École Normale Supérieure de Bamako et doctorat (lui à Grenoble et moi à Rennes après un DEA à Strasbourg). Nous avons été des amis très proches et avions collaboré sur différents projets de formation et de recherches au Mali. Il a été aussi l’un des hommes clés de la coopération ENSUP-Grenoble. Le Département de Mathématiques de l’École Normale de Bamako, ses proches et ses amis ont perdu un homme sérieux, rigoureux et aimable. Que son âme repose en paix.
AG ALMOULOUD Saddo
C’est une très triste nouvelle. J’ai bien connu Békaye quand il faisait sa thèse à Grenoble et j’apprécias beaucoup son humanité et sa curiosité scientifique. Je ne t’oublierais pas cher Békaye. Annie Bessot
C’est avec une très grande tristesse que je viens d’apprendre le décès de Sidi Bekaye Sokona par le message de Saddo Ag Almouloud. J’ai connu Sidi Bekaye Sokona à l’occasion de l’encadrement de sa thèse à Grenoble au sein de la formation doctorale « Didactique des disciplines scientifiques », qu’il a soutenue en 1993 de titre : « A propos de la proportionnalité : avatars d’une situation didactique dans sa transmission à un enseignant et insertion dans un curriculum existant ». Une partie de l’équipe de didactique des mathématiques grenobloise avait développé avec lui des liens d’amitié pendant son séjour à Grenoble. Il avait même initié certains d’entre nous à l’awalé… De retour au Mali, lorsqu’il eut l’occasion d’aller en France, il ne manquait pas de venir nous voir et nous communiquer des nouvelles de l’Ecole Normale de Bamako et plus largement de son pays qui a connu de nombreux changements. Nous apprécions son calme, sa profonde compréhension des choses et des gens, son engagement pour une éducation mathématique et une formation des enseignants de qualité et tenons à transmettre toutes nos condoléances à sa famille.
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de notre collègue et ami Sidi Békaye Sokona. Au nom du bureau exécutif de ADiMA, nous tenons à exprimer à toute sa famille et à tous nos collègues du Mali nos condoléances les plus sincères.
Sidi Békaye Sokona s’est investi avec dévouement dans l’initiation de l’association ADiMA et sa mise en place, ainsi que dans la préparation des colloques ADiMA1 et ADiMA2.
Son départ est une perte immense, mais son héritage demeure vivant à travers les nombreuses initiatives qu’il a portées et les personnes qu’il a inspirées.
Que son âme repose en paix.
Je reçois cette nouvelle avec beaucoup de tristesse.
Les premiers souvenirs me reviennent vivement : Békay arrivait dans notre équipe de didactique grenobloise, timide mais avec un fort projet explicite de s’engager pour la formation des enseignants en mathématique au Mali. Et je salue le travail au service de l’enseignement et de la recherche que ses talents lui ont permis d’accomplir durant sa carrière professionnelle au Mali.
Les liens noués avec Békay durant son séjour grenoblois ont pu être entretenus grâce aux relations fortes qu’il contribua à maintenir (notamment avec son regretté collègue Mamadou Sangaré) entre l’ENSup de Bamako et les didacticiens grenoblois.
Des liens professionnels mais aussi très amicaux : les échanges avec Békay qui ont pu être poursuivis et renouvelés lors de ses passages en France m’ont enrichie et ont grandement contribué à notre attention familiale à son pays.
Je garde au cœur le souvenir d’un homme droit, ouvert aux autres et qui savait être généreux dans cette ouverture.